Le réalisateur Julien Leclercq ne craint pas de s’attaquer à une montagne du septième art. Il vient de finir le tournage d’un remake du Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot, un film récompensé d’une Palme d’or à Cannes en 1953, l’année de sa sortie. Ce chef-d’œuvre incontestable réunissait Yves Montand et Charles Vanel qui sera lui-même récompensé par le prix d’interprétation masculine dans la compétition cannoise.

Sur les réseaux sociaux une partie de la distribution du film Le Salaire de la peur, version 2024, – la date prévue de sa sortie -, a aussi été révélé. Franck Gastambide (Les Kaïra, Taxi 5), Alban Lenoir (Gueule d’ange), Ana Girardot (Un Homme idéal) et le rappeur Sofia Zermani (Hors saison) auront la lourde tâche de tenter de faire oublier les comédiens mythiques choisis par Henri-Georges Clouzot.

À lire aussiSuzy Delair, la Jenny Lamour du Quai des Orfèvres de Clouzot

Le Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot en 1953, avec Yves Montand, Charles Vanel, Véra Clouzot, Folco Lulli, Peter van Eyck…

Ce remake doit sortir sur la plateforme Netflix. Il est produit par la société Labyrinthe Films et TF1 studio. Quant au scénario il a été coécrit par Julien Leclercq et Hamid Ioulia. Pour le réalisateur de la série Braqueurs cette nouvelle lecture du roman éponyme Le Salaire de la peur de Georges Arnaud (1949) représente un sacré défi. Il l’a avoué dans un communiqué officiel: «Réunir ces talents autour du reboot d’un tel film, pour une diffusion mondiale avec Netflix m’oblige à y mettre tout mon cœur et toutes mes tripes. L’ambition est immense».

À lire aussiClouzot, art et névrose

Le pitch du film raconte l’aventure folle de quatre hommes prêts à prendre des risques insensés, c’est-à-dire convoyer des camions remplis à ras bord de nitroglycérine, pour gagner une prime substantielle. Face au danger, certains montreront leur courage et d’autres leur veulerie… À sa sortie ce thriller signé Clouzot (Le Corbeau, Quai des Orfèvres, Les diaboliques, L’Enfer…) a fait un triomphe en attirant dans les salles quelque sept millions de spectateurs. La critique, aussi enthousiaste que le public, le couvrira de récompenses. Outre les deux prix prestigieux du Festival de Cannes déjà cités, le film recevra l’Ours d’or à Berlin et le Prix Méliès. Un record qui reste encore aujourd’hui inégalé.