Bonne nouvelle pour les consommateurs : «l’inflation à deux chiffres, c’est fini», affirme ce lundi matin sur RTL Thierry Cotillard, le président des Mousquetaires (Intermarché, Netto, Bricomarché). En décembre, l’Insee estimait l’inflation alimentaire à 7,1% sur un an, contre près de 16% au printemps dernier. «On va ramener l’inflation alimentaire dans la moyenne d’inflation en France», assure de son côté Michel-Edouard Leclerc sur RMC. Le président des centres Leclerc estime qu’il n’y aura «pas plus de 2,5 à 3%» d’inflation cette année sur «les produits qui avaient flambé» l’an dernier. «Dans l’ensemble, les industriels ont compris qu’ils avaient fait une belle connerie et sont devenus plus raisonnables», lance-t-il ce lundi.
Si certains prix vont augmenter moins rapidement que les semaines précédentes, d’autres vont même baisser dans les rayons. Ces «baisses de prix à l’achat» vont s’observer «pour la première fois depuis trois ans», détaille Thierry Cotillard. Ce dernier a d’ailleurs «baissé les prix de 1000 produits depuis le 1er janvier», en anticipant les négociations avec les groupes agroalimentaires qui doivent se terminer d’ici trois semaines. Concrètement, le prix du cabillaud a été réduit de 25% tandis que celui du cordon-bleu a été diminué de 15%. Les produits fabriqués à partir de matières premières en baisse vont également connaître une réduction de leur prix, comme la mayonnaise, les biscuits ou les pâtes.
Seront aussi concernés les produits issus «du grand import Indo-Pacifique», complète Michel-Edouard Leclerc, à savoir les jouets et le textile. Ces baisses de prix s’expliquent par «les tarifs des containers divisés par 4 ou 5» ces dernières semaines. Le président des centres Leclerc, habitué des prévisions, estime que les consommateurs verront les baisses de prix – alimentaires et non alimentaires – d’ici février-mars et qu’elles dureront, au moins, jusqu’à l’été.