Les plus anciens d’Emmaüs gardent des souvenirs précis de la vie de labeur de Lucie Coutaz, mais le grand public, lui, ne la connaît pas. Ou mal. En novembre, le biopic de l’Abbé Pierre a redonné à cette figure de l’ombre sa juste place, au premier rang de l’aventure d’Emmaüs. La complice de l’abbé y apparaissait sous les traits de l’actrice Emmanuelle Bercot.

La secrétaire et complice de l’abbé fait désormais l’objet d’un documentaire, Lucie Coutaz, la demoiselle d’Emmaüs, qui éclaire son rôle dans la naissance des communautés destinées aux plus défavorisés. Disponible du 7 au 9 janvier sur Le Figaro.fr, il est diffusé sur Toute l’Histoire, le 8 janvier à 20h40.

«L’abbé Pierre avait de l’enthousiasme et du charisme, il amenait des idées et savait nouer des contacts, mais les communautés n’auraient pas pu fonctionner sans Lucie Coutaz », assure Anne Véron, auteur de ce documentaire avec Charly Cancel. Sévère mais capable de drôlerie, Lucie Coutaz s’est chargée de l’organisation des communautés dès les années 1950. Puis a accompagné leur développement.

L’abbé Pierre, on le voit dans ce film, plaçait en cette pieuse Savoyarde toute sa confiance. Il lui témoignait aussi beaucoup d’affection. «Leur correspondance montre les liens très fort qui les unissaient», rapporte Anne Véron. Lucie Coutaz, la demoiselle d’Emmaüs rembobine les quatre décennies de leur singulier compagnonnage.