Plus encore en 2024 qu’en 2023, le malus automobile va décourager les candidats à l’achat de voitures thermiques les plus lourdes et les plus émettrices de C02. D’après le barème fixé dans le cadre du budget prévu en 2024, le malus sera déclenché dès l’achat d’un véhicule de 1,6 tonne au lieu de 1,8 tonne en 2023.
La Peugeot 5008, dont le poids est de 1,55 tonne au maximum, y échappera par exemple. Tout comme le nouvel Espace de Renault dans sa version 5 places (1,58 tonne). Ensuite, le montant du malus au poids s’alourdira progressivement. Entre 1 600 et 1 800 kilos chaque kilo sera facturé 10 euros. À partir de 1 800 kilos, le tarif passera à 15 euros le kilo et à 20 euros le kilo dès 1 900 kilos. Les deux tonnes signifieront un passage à 25 euros le kilo, avant une limite à 30 euros le kilo dès 2 100 kilos.
Le barème est un peu différent pour les hybrides rechargeables puisque le poids de la batterie peut être en partie retranché du poids du véhicule. Par ailleurs, les familles nombreuses bénéficient d’un abattement de 200 kilos par enfant à partir de trois enfants.
À lire aussiConvertir sa voiture thermique à l’électrique, est-ce vraiment une bonne option ?
De plus, le niveau d’émissions de CO2 des véhicules neufs va être plus taxé en 2024. Le seuil de déclenchement du malus – de 50 euros – passe de 123 à 118 grammes de CO2 par kilomètre. Cela concerne de nombreux véhicules parmi les plus appréciés des clients actuellement. La Peugeot 208 à prix plancher à 19 200 euros émet 120 g/km, ce qui équivaut à un malus de 100 euros tout comme la Dacia Sandero, affichée à 11 990 euros. Le barème continue à grimper : il passe à plus de 1000 euros pour 141 g/km, plus de 4000 euros à 159g/km… Le plafond du malus écologique, jusqu’à présent fixé à 50 000 euros pour plus de 226g/km, est relevé à 60 000 euros. Il concernera les véhicules qui émettent 194 g/km alors que dans sa version 2023, ce niveau de CO2 était taxé de 17.490 euros « seulement ».
Cet été, le gouvernement avait fait savoir qu’il espérait 500 millions d’euros supplémentaires dans les caisses de l’État grâce à cette fiscalité. Par ailleurs, le soutien à l’achat de véhicules « propres » a coûté près d’un milliard d’euros à l’État en 2022.