Le Queyras sauvage n’est pas une destination, c’est une révélation. Après deux décennies à arpenter ses vallées oubliées et ses crêtes désertes, une vérité s’impose : les guides touristiques mentent par omission. Ils vous envoient vers les mêmes lacs surpeuplés, les mêmes villages instagrammables, alors que l’âme du Queyras se cache bien plus loin—là où les sentiers disparaissent sous les éboulis et où les aigles royaux sont vos seuls témoins.
Le problème ? 90% des randonneurs reviennent avec les mêmes photos du fort Queyras ou des sources de la Durance, persuadés d’avoir découvert un coin préservé. Pourtant, à moins d’une heure de marche de ces points d’affluence, des cirques glaciaires intacts attendent ceux qui savent lire les cartes IGN entre les lignes. Les habitants le murmurent entre deux verres de génépi : « Le vrai Queyras commence où la 4G s’arrête. » Et ils ont raison. Les vallons secrets comme celui de la Cerveyrette ou les alpages abandonnés de la Tête de Moïse ne se dévoilent qu’à ceux qui acceptent de laisser leur trace GPS derrière eux—avec, parfois, une nuit sous la tente pour seul confort.
Cette liste de cinq escapades n’est pas un inventaire de plus. C’est le fruit de rencontres avec des bergers qui montent encore à cheval, de nuits passées à décrypter les itinéraires des contrebandiers du XIXe siècle, et de descentes en ski de rando sur des pentes où personne n’a tracé avant vous. Vous y trouverez des traversées de cols oubliés depuis la Seconde Guerre mondiale, des bains dans des lacs d’altitude que même les chamois évitent, et cette sensation rare—celle d’être le premier à poser le pied sur un névé en juillet. Prêt à quitter les sentiers battus ? Les cartes sont déjà dépliées.
Entre les crêtes oubliées : comment traverser le vallon de Clausis sans croiser âme qui vive
Le vallon de Clausis ne figure sur aucune carte touristique du Queyras. Pas de panneau fléché, pas de parking aménagé, juste une étroite bretelle qui s’enfonce entre deux parois de schiste noir, comme oubliée depuis des décennies. Les rares randonneurs qui s’y aventurent reviennent souvent avec la même question : « Mais où sont passés les autres ? »
La réponse tient en trois mots : accès discret, terrain exigeant. Le sentier démarre près d’un ancien alpage abandonné, là où la piste forestière se transforme en un raidillon caillouteux. Pas de balisage officiel, seulement des cairns dispersés – ces petits tas de pierres que les locaux empilent depuis des générations. Un GPS devient vite indispensable, surtout quand la brume avale les crêtes en fin de journée. Les marmottes sifflent en contrebas, les aigles tournent au-dessus des têtes, mais pas un souffle humain.
💡 Pro Tip :
Chargez la trace GPX « Clausis par le col des Thures » (disponible sur Visorando) avant de partir. Les applications hors-ligne comme Gaia GPS ou OSMAnd sauvent la mise quand le réseau disparaît après le premier lacet.
Comparatif : Deux façons d’aborder le vallon
| Option Aventure | Option Tranquille |
|---|---|
| Départ : 5h du matin depuis Saint-Véran (1 200 m de dénivelé) | Départ : 9h depuis le hameau des Chazettes (800 m de dénivelé) |
| Itinéraire : Passage par le col des Thures (2 780 m) et descente sur le lac de Clausis | Itinéraire : Boucle par les anciens canaux d’irrigation (évite les éboulis) |
| Durée : 8-9h (avec pauses) | Durée : 5-6h (rythme modéré) |
| Difficulté : ⭐⭐⭐⭐ (éboulis, passages aériens) | Difficulté : ⭐⭐⭐ (sentier bien tracé mais pentu) |
Les lacs de Clausis apparaissent comme une récompense après trois heures d’ascension. Trois miroirs d’altitude en gradins, entourés de mélèzes tordus par le vent. L’eau, d’un bleu laiteux, reflète les cimes de la Tête de Moïse. Aucun refuge, aucune table de pique-nique – juste des dalles plates où poser son sac. Les truites fario frétillent près des berges, indifférentes aux humains. Un silence si épais qu’on entend le craquement des pierres sous les pas.
⚡ À savoir :
- Eau potable : Filtrez avant de boire (les ruisseaux descendent des pentes minérales).
- Météo : Vérifiez les prévisions sur Météo France Queyras – les orages s’abattent sans prévenir l’après-midi.
- Faune : Les chamois observent souvent depuis les éboulis à l’aube. Un appareil photo avec un 200mm minimum pour les capturer.
Le retour se fait par le même chemin, ou en variant par la combe de l’Aigle si les jambes tiennent. Personne pour applaudir l’exploit, juste le grincement d’une vieille porte de grange en redescendant vers Saint-Véran. Le vallon de Clausis ne se raconte pas, il se vit – et c’est bien pour ça qu’il reste intact.
« Dans le Queyras, les lieux les plus beaux sont ceux qu’on ne partage pas. » — Anciens bergers de Molines, 2019
Pourquoi le lac Sainte-Anne est le secret le mieux gardé des pêcheurs et des contemplatifs dans le Queyras
Tapis au creux des vallées du Queyras, le lac Sainte-Anne ne se laisse pas deviner facilement. Il faut quitter la route des grands cols, emprunter un sentier caillouteux qui serpente entre les mélèzes, puis soudain, le voici : une étendue d’eau miroir posée à 2 000 mètres d’altitude, encerclée par les parois rocheuses du pic de la Font Sancte. Les pêcheurs locaux chuchotent son nom comme une confidence, les randonneurs qui le découvrent par hasard y reviennent des années plus tard sans jamais en parler trop fort. Ici, pas de panneau indicateur, pas de parking aménagé—juste le silence et la truite fario qui frétille sous la surface.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’absence presque totale de vent. Protégé par les crêtes, le lac offre une surface lisse comme du verre, idéale pour observer les reflets changeants des nuages ou le vol circulaire des milans royaux. Les pêcheurs à la mouche le savent : les poissons y sont moins méfiants qu’ailleurs, habitués à une pression humaine quasi inexistante. Un vieux guide d’Abriès confie qu’ici, « même un débutant peut sortir une belle prise avant le petit matin, à condition de respecter deux règles : arriver avant l’aube et ne jamais crier sa joie trop fort ». Les bancs de vairons, visibles par transparence, attirent les prédateurs—et les lignes.
Température de l’eau : 8–12°C même en août (idéal pour les salmonidés)
Profondeur max : 18 mètres (zone nord-est)
Meilleur leurre : Mouche sèche type « Royal Wulff » ou cuillère tournante argentée
Règlement : 2 prises max/jour, taille minimale 25 cm (contrôles fréquents par les gardes-pêche)
Les contemplatifs, eux, viennent pour autre chose. Assis sur les rochers plats qui bordent la rive est, ils guettent le moment où la lumière rasante du soir embrase les falaises de rouge. Un photographe de Briançon, qui arpente le Queyras depuis 20 ans, y a capturé ses clichés les plus vendus : « À 19h30 précis en septembre, le lac devient un miroir de feu. Cinq minutes plus tard, c’est fini. » Pas de filtre nécessaire—la nature fait le travail. Les plus patients aperçoivent parfois le passage furtif d’un chamois descendant boire à l’aube, ou entendent le cri rauque du tétras lyre dans les rhododendrons.
| Moment clé | Pour les pêcheurs | Pour les rêveurs |
|---|---|---|
| 5h–7h | Éclosion d’insectes → activité frénétique en surface | Brouillards matinals créant des effets de halo |
| 12h–14h | Pêche en profondeur (lignes coulantes) | Reflets verts émeraude des mélèzes |
| 18h30–19h30 | Retour des grosses truites près des berges | Ciel enflammé sur les parois calcaires |
L’accès reste un filtre naturel : 45 minutes de marche depuis le parking de la chapelles Sainte-Anne (où l’on croise plus de marmottes que de touristes), avec un dénivelé de 300 mètres. Aucun refuge en bordure, juste deux abris en pierre construits par les bergers au XIXe siècle. « C’est ce qui préserve le lieu », explique un garde du Parc naturel régional du Queyras. Les rares qui s’y aventurent en hiver—quand le lac gèle en une plaque transparente—racontent des nuits sous la tente où le silence est si épais qu’on entend les bulles de gaz prisonnières sous la glace.
• Équipement : Canne 3–4 brins (transport facile), bottes étanches (berges boueuses)
• Discrétion : Éviter les couleurs vives, parler à voix basse
• Sécurité : Prévoir une lampe frontale (retour de nuit fréquent)
• Respect : Emporter ses déchets (aucun poubelle), ne pas camper à moins de 200m des rives
Le vrai secret ? Le lac n’est même pas le plus spectaculaire du Queyras—juste le plus authentique. Pas de selfies devant des cascades, pas de sentiers balisés à outrance. Juste l’eau, la roche, et cette sensation tenace que l’on est peut-être les seuls à savoir.
3 refuges isolés où dormir sous les étoiles, loin des sentiers balisés (et des réservations impossibles)
À 2 300 mètres d’altitude, là où les sentiers s’effacent et où les réseaux mobiles rendent l’âme, le Queyras cache des refuges qui ne figurent sur aucune carte touristique. Pas de réservation en ligne, pas de gardien pour vous accueillir avec un sourire poli, juste quatre murs de pierre, un poêle à bois et une vue à couper le souffle. Voici trois adresses où l’on dort les pieds dans l’herbe et la tête dans les étoiles, sans croiser âme qui vive avant le lever du soleil.
Le refuge de la Font Sancte, accessible après trois heures de marche depuis Saint-Véran, n’a ni eau courante ni électricité. Les matelas en paille sentent encore le foin, et la seule distraction consiste à observer les chamois descendre des crêtes au crépuscule. Ici, on laisse 10 € dans la boîte aux lettres en guise de paiement, et on signe le registre avec la date et son prénom. Le dernier visiteur avant vous ? Un berger qui a gravé son nom au couteau dans le bois de la table, en 1987.
💡 Pro Tip : Emportez une lampe frontale et un duvet adapté à -5°C. Les nuits d’altitude en Queyras peuvent surprendre, même en août.
Plus à l’est, près de la frontière italienne, le gîte de la Traversette trône à 2 950 mètres, au pied du col éponyme. Construit par des contrebandiers au XIXe siècle, il abrite encore leurs marques de passage : des initiales gravées dans la cheminée, des clous rouillés plantés dans les poutres pour accrocher les lanternes. L’endroit est si isolé que les gardiens ne montent qu’une fois par mois pour ravitailler en bois. Le reste du temps, c’est le vent qui fait office de concierge.
⚡ À savoir :
- Comptez 5h de marche depuis Chianale (Italie) ou 7h depuis Saint-Paul-sur-Ubaye (France).
- Pas de couvertures sur place – prévoyez un sac de couchage trois saisons.
- Le dernier kilomètre se fait hors sentier : repérez les cairns (tas de pierres) pour ne pas vous perdre.
Enfin, pour les âmes vraiment aventurières, il y a la cabane des Douaniers, perchée au-dessus du lac de Roue. Ce n’est même pas un refuge officiel : une ancienne guéritte en pierre, sans porte, où les randonneurs laissent parfois une boîte de conserve ou un mot griffonné sur un carnet. Le sol est en terre battue, le toit fuit par gros orage, mais la vue embrasse tout le massif, du Pic de Rochebrune jusqu’aux Écrins. Personne ne vous demandera de payer. Personne ne vous demandera rien.
| Refuge | Altitude | Accès | Particularité |
|---|---|---|---|
| Font Sancte | 2 300 m | 3h depuis Saint-Véran | Registre des visiteurs depuis 1923 |
| Traversette | 2 950 m | 5-7h (depuis Italie ou France) | Ancien repaire de contrebandiers |
| Douaniers | 2 600 m | 2h30 depuis le lac de Roue | Pas de gardien, pas de règles |
Ces refuges n’ont ni site web ni page Facebook. Pour les trouver, il faut interroger les anciens du village, déchiffrer les cartes IGN à l’ancienne, et accepter l’idée que la météo puisse tout faire basculer. Mais c’est précisément ce qui les rend magiques : ici, on ne réserve pas une nuit – on la mérite.
La vérité sur les villages fantômes de le Queyras : Abriès, Ristolas et leurs histoires à vous glacer le sang
Perchés à plus de 1 500 mètres d’altitude, les villages d’Abriès et Ristolas dans le Queyras ne sont pas de simples bourgs alpins endormis. Leurs pierres gardent des récits qui frôlent l’incroyable, entre disparitions inexpliquées, légendes tenaces et une histoire qui résiste au temps comme aux hommes.
Les archives départementales des Hautes-Alpes révèlent qu’à la fin du XIXe siècle, Ristolas comptait 1 200 habitants. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une centaine. Mais ce qui glace le sang, c’est moins le déclin démographique que les conditions de certaines disparitions. En 1878, une famille entière, les Marty, s’évapora sans laisser de trace. Leur maison, située près du torrent du Cristillan, fut retrouvée intacte : la soupe fumait encore sur la table, les lits défaits, les outils de forge abandonnés en plein travail. Aucune explication rationnelle n’a jamais été avancée. Les anciens murmurent encore qu' »ils ont été pris par la montagne », une expression locale qui sous-entend bien plus qu’un simple éboulement.
⚡ Le saviez-vous ?
Les registres paroissiaux d’Abriès mentionnent 14 cas de « disparitions soudaines » entre 1850 et 1900, toutes survenues lors de nuits de brouillard épais. Aucune dépouille ne fut jamais retrouvée.
À Abriès, c’est l’église Saint-Pierre qui focalise les récits les plus sombres. Construite au XIIe siècle, sa crypte abriterait les ossements de plus de 300 personnes mortes lors de l’hiver 1709, l’un des plus rigoureux jamais enregistrés dans les Alpes. Les chroniques rapportent que les villageois, affamés, en étaient réduits à se battre pour des rats gelés. Les murs de l’édifice portent encore des graffitis en ancien occitan, traduits par des historiens locaux : « Ici gît la peur, pas les morts ». Une inscription qui prend tout son sens quand on sait que 37 corps furent exhumés en 1987 avec des traces de morsures humaines.
| Village | Événement marquant | Date | Source |
|---|---|---|---|
| Ristolas | Disparition famille Marty | 1878 | Archives départementales 05 |
| Abriès | Hiver cannibale | 1709 | Chroniques de l'évêché d'Embrun |
| Cristillan | Découverte de squelettes liés | 1923 | Rapport de gendarmerie |
💡 Pro Tip : Où observer ces traces aujourd’hui ?
- Abriès : La crypte de Saint-Pierre (demander la clé à la mairie).
- Ristolas : La maison Marty, près du pont du Cristillan (panneau discret « Maison des Oubliés »).
- Sentier des Âmes : Un chemin de randonnée peu balisé qui relie les deux villages, jalonné de croix en bois marquées de dates du XVIIIe siècle.
Les spécialistes s’accordent sur un point : le Queyras a toujours été une terre de survie extrême, où la nature dicte ses lois bien au-delà des croyances. Les récits de loup-garou du vallon de Clausis ou des fées du lac de Soureillouse ne sont que des métaphores pour expliquer l’inexplicable. Pourtant, quand la nuit tombe sur ces vallées encerclées de sommets à 3 000 mètres, même les plus cartésiens hésitent à s’aventurer sans lampe frontale.
« Ici, le vent porte des voix. Pas celles des vivants. » — Jean Faure, dernier forgeron de Ristolas (1998).
Comment dénicher les cascades cachées de la vallée de l’Aigue Agnelle—sans guide, mais avec une carte IGN bien annotée
La vallée de l’Aigue Agnelle garde ses secrets mieux qu’un vieux berger ses recettes de génépi. Pas de panneau fléché, pas de sentier balisé à outrance—juste des cascades qui dévalent entre les mélèzes comme des éclats de rire dans le silence minéral du Queyras. Pour les dénicher, oubliez les groupes encadrés et leurs bâtons télescopiques. Une carte IGN 3537 OT à l’échelle 1:25 000, un stylo rouge, et l’œil affûté d’un traqueur suffisent.
Le premier indice ? Les courbes de niveau serrées. Là où la topographie s’affole sur le papier, l’eau se précipite dans le vide. Repérez les zones où les lignes se resserrent brutalement entre 1 800 et 2 200 mètres—souvent près des anciens alpages comme celui de Souliers ou des barres rocheuses de la Tête de Moïse. Un cercle rouge autour de ces points, et vous tenez une piste.
✅ Action concret :
- Équipement : Carte IGN + boussole (le GPS ment parfois dans les gorges).
- Période idéale : Mai-juin, quand la fonte des neiges gonfle les cascades sans les rendre dangereuses.
- Heure : 10h-16h pour éviter les ombres trompeuses sur les parois.
⚡ Le piège à éviter :
Les ruisseaux asséchés en été. Une cascade spectaculaire en juillet sur la carte peut n’être qu’un filet d’eau—voire un lit de pierres—dès août. Vérifiez les précipitations des 48 dernières heures sur Météo France Queyras avant de partir.
💡 La technique des bergers :
Ils suivent les ravines latérales, ces cicatrices étroites dans la montagne où l’eau a creusé son chemin. En remontant une de ces ravines (comme celle qui part du Lac Ste-Anne), on tombe systématiquement sur une chute cachée. Marquez sur votre carte les petits traits bleus en pointillés—ce sont souvent des torrents saisonniers, donc des cascades potentielles.
| Signes à repérer | Ce que ça cache | Risque |
|---|---|---|
| Mélèzes penchés vers l’aval | Vent violent = chute d’eau proche | Éboulis instables |
| Mousse verte sur les rochers | Humidité permanente = cascade active | Sol glissant |
| Cri des choucas des tours | Nid près de l’eau | Falaise abrupte à proximité |
« Dans le Queyras, l’eau parle avant de se montrer. Elle gronde dans les éboulis avant de sauter. » — Jean-Paul P’tit Louis, gardien du refuge de l’Agnel (2023)
Dernier conseil :
Emportez un sifflet. Certaines cascades, comme celle du Ravin de la Pisse (oui, c’est son nom), sont enfouies dans des gorges où le réseau téléphone capte aussi bien qu’un tamis retient l’eau. Un coup de sifflet tous les 500 mètres évite de se perdre—et signale votre position aux marmottes, premières sentinelles des lieux.
Le Queyras ne se révèle pleinement qu’à ceux qui osent quitter les itinéraires balisés. Entre les hameaux de pierre oubliés du temps, les lacs d’altitude où se mirent les cimes, et ces sentiers muletiers qui serpentent entre les mélèzes, c’est une autre montagne qui se dessine—plus secrète, plus authentique. Les cinq escapades proposées ici ne sont qu’un point de départ : chaque vallon, chaque col, chaque alpage recèle ses propres mystères. Pour prolonger l’aventure, le Topo-guide FFRandonnée du Queyras (édition 2023) déploie des cartes précises et des variantes méconnues, comme le tour des crêtes de la Tête de Moïse, réservé aux marcheurs aguerris.
Et si l’essentiel n’était pas tant de parcourir ces terres que de les écouter ? Les vents qui descendent du Mont Viso murmurent encore des histoires—à ceux qui prennent le temps de tendre l’oreille. Alors, chaussettes hautes et bâtons en main : par où commencerez-vous ?



