HAUTS
Tantôt esseulé, au cœur d’une première mi-temps où tout le Real a bien souffert, tantôt en manque de réussite, entre tentatives manquées (50e, 58e, 68e) et pertes de balles (72e), c’est pourtant lui qui a délivré les siens face à l’Atlético de Madrid (3-1, a.p.). Oublié au deuxième poteau, le capitaine madrilène, à qui il ne faut jamais laisser un mètre carré sur le pré, a crucifié des Colchoneros qui ont longtemps cru réussir un gros coup. C’était sans compter sur ce Real et son insubmersible capitaine. La marque des grands.
79e minute. Au moment où le Bernabeau redoublait de vigueur dans ses encouragements, l’ailier brésilien, entré en jeu dix minutes plus tôt, en a profité pour s’offrir un fabuleux raid en solitaire pour permettre au Real de recoller. Encore en vue quelques instants plus tard (82e), il a donné du grain à moudre à ceux qui réclamaient sa titularisation d’entrée, même si Valverde a été à son avantage avant sa sortie. Par ailleurs, l’activité de Rodrygo, habitué aux buts décisifs, a participé au réveil de son pendant à gauche Vinicius, à l’origine de l’exclusion de Savic (voir ci-dessous) et auteur du troisième but du match (120e).
L’ancien de la maison a longtemps été le héros du soir. Lancé en pro par le Real, l’attaquant international espagnol a cru jouer un bien mauvais tour à son ancien club en inscrivant le premier but du match à la conclusion d’une merveille d’action collective (19e). Mais son troisième but en trois matches ne résume pas à lui seul le match plein de l’attaquant de 30 ans, véritable poison par sa propension à libérer les autres, son sens du jeu et du combat jusqu’à sa sortie à l’heure de jeu, alors diminué.
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FLOPS
Avant dernier rempart d’une propreté longtemps impeccable, le défenseur central monténégrin a précipité malgré lui la chute de l’Atlético. Beaucoup trop passif devant Rodrygo sur le but de l’égalisation, le longiligne défenseur a surtout été rattrapé par son défaut de vitesse au moment de faucher coup sur coup Vinicius et Camavinga, ce qui lui a valu une exclusion en deux temps (99e). Pour le plus grand bonheur du Real.
Emballant comme rarement pendant la première mi-temps, à l’image de l’action de l’ouverture du score, les Colchoneros pourront regretter leur inefficacité offensive, en particulier en fin de match. Si l’inexplicable raté de Griezmann est sauvé par une position de hors-jeu (83e), les contre-attaques gâchées par Carrasco et compagnie pèsent lourd à l’arrivée. Pour sa deuxième apparition avec les visiteurs, Depay a apporté du mouvement et des intentions mais lui aussi a été rattrapé par son manque de réussite, notamment à bout portant devant Courtois (110e). Quand ça ne veut pas…