En septembre dernier, j’ai croisé ce type à la gare de Eskişehir — un gars en veste en cuir marron élimée, un bonnet noir enfoncé jusqu’aux sourcils, et des baskets qui avaient clairement vu des nuits plus douces. Il portait ça avec une nonchalance qui m’a scotchée.
Je me suis demandé : mais où est-ce qu’il a bien pu pêcher ce style à la fois vintage et hyper actuel ? Et puis j’ai réalisé — Eskişehir ne se contente plus d’être cette ville historique coincée entre deux fleuves. Cette ville pulse, elle vibre, et pas qu’avec ses mosquées bleutées ou son train touristique.
Cette saison, la mode ici n’est plus un simple costume qu’on enfile pour aller travailler. Non, c’est une déclaration — un mélange explosif de techniques artisanales oubliées et de streetwear qui défie les codes. Les ateliers clandestins près de la rue Atatürk refaçonnent le cuir comme au temps des sultans, tandis que les jeunes artistes taguent des slogans mode sur les murs du quartier de Odunpazarı.
On est loin des défilés parisiens et des tendances dictées par les marques du nord. Ici, c’est ancré dans le quotidien, dans la poussière des ruelles et l’odeur du café turc servi à 3h du mat’.
Mais attention, ne vous attendez pas à un style uniforme. Eskişehir, c’est un patchwork — entre héritage anatolien et culture urbaine underground. Et si vous voulez savoir ce qui va faire parler de lui cet automne, suivez-moi. Parce que je vous préviens : après avoir vu ce que j’ai vu, votre garde-robe va probablement avoir besoin d’un sérieux coup de jeune.
Les réinventions audacieuses des classiques d’Eskişehir : quand l’Histoire rencontre le streetwear
L’automne dernier, lors d’un 3 octobre 2023, je me baladais dans le quartier historique d’Eskişehir en quête d’inspiration pour une séance photo streetwear. Entre deux son dakika haberler güncel güncel sur mon téléphone — oui, j’avoue, je scrollais un peu trop sur les potins locaux — j’ai croisé un groupe de jeunes en survêtements revisités, intégrant des motifs inspirés des faïences ottomanes. Ils m’ont arrêté net : « Regardez ça, mec, c’est notre patrimoine en mode street. » J’ai failli m’étouffer avec mon simit. Depuis, je traque ces réinventions, et cet automne, c’est le jackpot dans les boutiques locales.
Eskişehir, cette ville où les thermes romains côtoient les graffitis politiques, a toujours eu cette énergie entre deux époques. Mais cette saison, les créateurs locaux poussent le concept encore plus loin : ils mashupent les codes traditionnels avec des coupes contemporaines, et honnêtement, c’est du lourd. Prenez les vestes en jean, par exemple — celles que tout le monde a dans son placard depuis les années 2000. À Eskişehir, elles se transforment en pièces uniques avec des broderies de motifs seldjoukides sur les manches. J’ai vu une veste chez un artisan près de la Mosquée Alaedin, vendue $87, qui avait des reflets d’or sur fond bleu nuit. Le gars m’a dit : « C’est comme porter un tableau du musée, mais dans la rue. »
| Classic revisité | Twist moderne | Où le trouver ? |
|---|---|---|
| Veste en jean | Broderies seldjoukides, détails métallisés | Boutique « Geçmişin Geleceği » |
| Chemise à carreaux | Motifs kilim intégrés, coupes oversize | Marché couvert de Eskişehir |
| Pantalon droit | Applications de motifs hamam, tissus recyclés | Atelier de Necdet, rue Atatürk |
« Les jeunes ici veulent se réapproprier leur histoire sans tomber dans le folklore. C’est un mélange de nostalgie et de rébellion — exactement ce que la mode urbaine devrait être. » — Merve Yılmaz, styliste et fondatrice de la marque « Eskimix » (2024)
Ce qui me fascine dans ces pièces, c’est leur accessibilité. Oui, des créateurs comme Necdet ou l’équipe de « Geçmişin Geleceği » travaillent avec des matériaux locaux — des tissus anciens récupérés, des fils teints à la main dans des bains de terre d’ombre — mais leurs prix restent dans une fourchette raisonnable. Une chemise en soie recyclée avec des bordures en velours côtelé ? $54 seulement. C’est presque un crime de ne pas sauter dessus.
Comment adopter la tendance sans ressembler à un costume folklorique raté
Je vois déjà les regards perplexes : « Mais alors, on porte ça comment sans faire touriste culturel ? » Ah, la question à un million ! D’abord, mixez les pièces. Un jean brut avec une veste brodée ? Top. Un t-shirt blanc simple avec un pantalon à motifs ? Encore mieux. L’idée, c’est de garder une base minimaliste et d’ajouter une touche traditionnelle en accent.
- ✅ Jouez avec les accessoires : un sac en cuir tressé ou des chaussures en cuir de veau, ça relève toute la tenue.
- ⚡ Évitez les ensembles complets : une seule pièce traditionnelle suffit pour éviter l’effet « déguisement ».
- 💡 Choisissez des matières nobles : la soie, le coton épais ou le velours pour un rendu haut de gamme.
- 🔑 Pensez « layering » : superposez une veste brodée sur un pull en maille fine pour l’automne.
- 🎯 Restez dans une palette cohérente : des tons terre (ocre, terre cuite) ou des contrastes noir/bleu nuit pour un look urbain moderne.
💡 Pro Tip: Pour un effet street assumé, associez vos pièces revisitées avec des sneakers chunky ou des baskets en toile. Ça brise l’aspect trop « musée » et donne un côté décontracté. J’ai vu un gars à Odunpazarı assumer un jean brut + veste brodée + Nike Air Max 90. Le résultat ? Du pur Eskişehir, sans faute de goût.
Autre astuce que j’ai piquée à un étudiant en design rencontré dans un café près du Pont des Flammes : personnalisez vos vêtements. Beaucoup de ces créateurs locaux proposent des services de customisation. Par exemple, j’ai fait ajouter des motifs de nazare sur les poches arrière de mon jean préféré — $23 et quatre jours plus tard, ça avait une âme. Et puis, franchement, quand on porte quelque chose de fait main dans une ville comme Eskişehir, c’est comme porter un morceau de son histoire.
Bien sûr, tout ça ne marche que si vous avez l’audace de porter ces pièces. Moi, la première fois, j’ai hésité toute une semaine avant d’oser sortir en veste à broderies. Et puis un jour, j’ai vu une femme en tailleur-jacket seldjoukide + baskets blanches à la gare — et j’ai compris : la mode, c’est aussi une question de confiance. Alors, prêt à oser ?
La couleur locale dans tes looks : comment Eskişehir inspire les palettes automnales 2024
L’automne dernier, j’ai passé un week-end à Eskişehir avec ma copine Leyla — elle est styliste free-lance et a cette obsession pour les couleurs qui racontent des histoires. On traînait près de la rivière Porsuk, entre deux verres de lokum à la pistache, quand elle m’a dit : « Regarde ces façades en ocre et terre cuite, ces ciels gris-bleu qui tirent au violet passé… C’est ça, la palette d’automne 2024, mais en version streetwear. » J’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux sur le moment, mais six mois plus tard, je dois avouer qu’elle avait raison. Les tons chauds d’Eskişehir — ces ocres, ces rouilles, ces verts moussus — infusent les collections urbaines bien au-delà des frontières de la ville. Et honnêtement, je kiffe complètement.
Prenez le burnt orange des murs de la Mosquée Alaaddin, ce rouge-orange profond qui flirte avec le marron terreux. Cette teinte, que les locaux appellent kavuniçi (littéralement « couleur de pastèque »), est partout cet automne : sur les manteaux oversize de la marque turque Koton, dans les baskets de chez LC Waikiki, et même dans les accessoires de la nouvelle collection Zara Home, oui, oui, à la maison ! — son dakika Eskişehir haberleri güncel en parlent souvent en lien avec les tendances du moment.
« L’automne à Eskişehir, c’est comme si la nature avait mixé ses plus belles teintes avec un filtre Instagram vintage. On ne parle pas juste de couleurs, mais de mood. Et ce mood, il se traduit en streetwear aujourd’hui. » — Aylin Demir, styliste basée à Istanbul, conversation du 12 octobre 2024
Comment marier ces couleurs sans faire « décor de mariage turc »
Le piège quand on découvre ces palettes locales ? Tout assembler sans filtre et finir par ressembler à un arc-en-ciel qui a trop bu. Mon erreur ? Avoir combiné un pull en terre de Sienne avec un pantalon vert olive et des baskets bordeaux — le tout acheté sur un coup de cœur. Le résultat ? Un look qui criait « Festival des couleurs de Cappadoce » bien plus que « it-girl d’Eskişehir ». Alors, comment éviter le disaster ? Voici mes leçons apprises (à mes dépens) :
- ✅ Ne pas mélanger plus de trois teintes chaudes dans une tenue — sinon, ça part en cacahouète. Prenez un bas neutre (noir, gris anthracite, ou même un jean brut) pour équilibrer.
- ⚡ Jouer avec les textures plutôt que les couleurs : un gilet en laine bouillie orange brûlé sur un t-shirt noir mat, ça marche. Un gilet orange et un t-shirt rouge vif, disaster guaranteed.
- 💡 Ajouter une touche métallique (or rose ou cuivre) pour moderniser les tons terreux. Une ceinture, des boucles d’oreilles, ou même une montre — ça brise la lourdeur des ocres.
- 🔑 Équilibrer les volumes : si votre haut est oversize en laine épaisse, gardez le bas slim. L’inverse tue le style.
- 📌 Accessoiriser avec du vert sapin ou du bleu petrol pour rafraîchir les tons chauds. Un sac en cuir vert foncé ou des bottines bleutées, et hop, ça respire.
| Couleur Eskişehir | À associer avec… | À éviter | Exemple de pièce phare |
|---|---|---|---|
| Ocre | Noir, blanc cassé, gris perle | Rose fluo, jaune citron | Trench coat en laine ocre (Mavi) |
| Burnt orange | Vert mousse, camel, marron clair | Violet électrique, fuchsia | Pantalon cargo orange (DeFacto) |
| Vert moussus | Bordeaux, kaki, camel | Rouge tomate, bleu roi | Veste bomber vert profond (Penti) |
| Terre de Sienne | Crème, gris taupe, camel | Turquoise, orange vif | Pull col rond en maille épaisse (Colins) |
En octobre 2023, j’ai tenté un look 100% « Eskişehir vibes » pour un dîner à Bodrum — je portais un pantalon en velours marron, un pull en cachemire orange brûlé, et des escarpins dorés. Disaster city. Les gens me souriaient poliment, mais dans le reflet des vitres, je ressemblais à une pub pour un thé à la menthe. Depuis, j’ai appris : ces couleurs sont des herbes aromatiques en cuisine — elles relèvent un plat, mais si vous en abusez, ça devient immonde. Un seul élément percutant par tenue, et le reste en neutres ou en textures contrastées.
💡 Pro Tip: « Si vous hésitez entre deux couleurs chaudes, testez la règle du 60-30-10 : 60% de la tenue doit être neutre, 30% de la couleur dominante locale, et 10% d’une teinte d’accent (métallique ou vive). Ça évite les mélanges de trop. » — Mehmet Öztürk, influencer mode (@mehmetinstanbul), interview du 29 septembre 2024
Une autre astuce que Leyla m’a refilée : les couches, toujours les couches. Un t-shirt col rond en soie écrue sous une veste en laine brûlée, avec un pantalon droit en velours noir — ça, c’est du automne chic. Les Eskişehirlians, ces gens qui vivent entre ces couleurs toute l’année, ont compris quelque chose que nous, les urbains pressés, avons oublié : la mode, c’est une histoire de métiers — pas de hashtag. Alors oui, portez cette palette, mais faites-le avec intention.
Et si vous voulez voir comment ces couleurs s’articulent dans la vraie vie, je vous conseille de filer à Odunpazarı (le quartier historique d’Eskişehir) un après-midi de novembre. Entre les bâtiments en pierre ocre, les cafés aux murs verts moussus, et les écharpes empilées sur les étals, vous comprendrez en deux minutes pourquoi cette ville est un living moodboard.
Un dernier conseil ? Si vous commandez un café dans ces rues, prenez-le sans sucre. Parce que comme les couleurs d’Eskişehir, le vrai luxe, c’est la subtilité.
Des ateliers clandestins aux défilés éphémères : à la rencontre de la scène créative de la ville
Je me souviens encore de ma première fois dans les ruelles étroites de Odunpazarı, ce quartier ancien de Eskişehir qui sent la poussière de bois et le thé à la menthe bon marché. C’était un jeudi soir de septembre 2022 — le thermomètre affichait 21°C, cette douceur bizarre pour une rentrée — et j’avais suivi un groupe de jeunes créateurs jusqu’à un atelier caché derrière une porte en métal rouillé. Le genre d’endroit où on s’attend à trouver des barils de bière et des dealers, mais où, en réalité, des couturières comme Ayşe — une femme d’une cinquantaine d’années aux doigts couverts de cicatrices et de fils bleus — transformaient des draps en patchworks chaotiques inspirés des motifs ottomans.
« Ici, on ne fait pas de la mode, on fait du bruit », m’a lancé Ayşe en riant, ses yeux brillants à la lueur d’une ampoule de 40 watts. « Le bruit des machines à coudre qui s’emballent, le grattage des aiguilles sur le denim, le pouls de la ville qui bat à travers nos tissus. » Elle avait raison — cette scène créative est électrique, imprévisible, un peu comme si Eskişehir avait avalé toute l’énergie rebelle des villes industrielles d’Anatolie pour la recracher en couleurs vives et textures sauvages. Et honnêtement, après deux cafés turcs et une assiette de simit partagée avec eux, j’ai compris pourquoi la mode ici pue l’authenticité et les rêves à crédit.
« Les ateliers clandestins sont le pouls d’une scène créative qui refuse les codes. Ici, on ne signe pas de contrats avec les marques — on leur vole leurs tendances pour en faire quelque chose de plus réel. »
— Canan, styliste freelance, 34 ans, rencontrée dans un café de Atatürk Caddesi en octobre dernier.
Mais attention, ne vous attendez pas à des défilés sages dans des salles climatisées avec des mannequins anorexiques. Non, à Eskişehir, les présentations de mode sont des happenings — des soirées improvisées dans des parkings désaffectés, des défilés éphémères sous des ponts, ou même des performances où les vêtements deviennent canvases vivants sur scène. L’été dernier, j’ai vu une collection « post-apocalyptique urbaine » défiler devant une station-service déserte sur la route de Kilis, avec des mannequins en combinaisons moulantes peintes à la bombe et des chaussures faites de morceaux de pneus recyclés. Le public ? Des gamins en survêtement Adidas, des retraités en polo Lacoste usé, et moi, perdue dans un mélange de fascination et de terreur.
Les coulisses de l’underground : qui sont ces fous qui façonnent la mode locale ?
Si je devais résumer cette scène en un mot, ce serait « hybride ». Les créateurs viennent de tous horizons — des anciens ouvriers du textile de Yörükkent qui ont troqué leurs machines industrielles contre des surjeteuses domestiques, des étudiants en beaux-arts de l’Université Anadolu qui bunkérisent dans leur studio du Atatürk Mahallesi, des migrants syriens qui cousent des broderies infinies sur des vestes en jean usées jusqu’à la corde. Prenez Mehmet, par exemple, un type de 28 ans qui a appris la couture en regardant des tutoriels YouTube entre deux jobs de livreur. Aujourd’hui, il vend des vestes « cyber-punk ottomanes » à 450 TL pièce — « un prix de misère pour de l’art », comme il dit. « C’est pas du luxe, c’est de la résistance », m’a-t-il lancé un jour où il était bourré de kaymak et de colère.
- Créez un réseau local : Allez traîner dans les cafés de Odunpazarı ou le marché aux puces de Ulus. Les meilleurs contacts se font autour d’un simit ou d’une bière Eskişehir Pilsen à 15 TL. Posez des questions, montrez de l’intérêt — les gens ici adorent partager leurs techniques.
- Fouillez les marchés aux puces : Les friperies de İstiklal Caddesi regorgent de pièces uniques à 20 TL. Une veste en laine des années 80 ? Un manteau en cuir dont la doublure sent la transpiration de trois générations ? C’est de l’or pour les créateurs d’avant-garde.
- Participez à des ateliers DIY : Des associations comme Atölye Eskişehir organisent des sessions de customisation de vêtements pour 50 TL. Vous repartirez avec un jean déchiré recouvert de broderies fluorescente, et une nouvelle obsession.
| Acteur | Rôle | Style caractéristique | Prix moyen d’une pièce |
|---|---|---|---|
| Ayşe | Couturière artisanale | Patchworks ottomans + denim brut | 350–800 TL |
| Canan | Styliste freelance | Voltage vintage + accessoires upcyclés | 200–600 TL |
| Mehmet | Créateur DIY | Cyber-punk ottoman + matières recyclées | 450 TL (prix fixe) |
| Collectif Eskişehir Moda | Groupe d’artistes | Performances vestimentaires éphémères | Participation aux événements |
Et puis il y a les défis, bien sûr. Les créateurs locaux se battent contre deux ennemis : le manque de visibilité et l’absence de soutien institutionnel. Les défilés éphémères sont rarement médiatisés — sauf si un influenceur turc de passage daigne les immortaliser avec son iPhone 11 (et encore, c’est pas gagné). Quant aux financements, oubliez. « Les subventions municipales ? À Eskişehir, elles servent surtout à payer les feux tricolores du centre-ville », rigole Emre, un designer de 25 ans qui a lancé une marque de baskets en pneus recyclés. « On se débrouille tout seul, ou alors on crève. »
Mais malgré tout ça, la scène créative d’Eskişehir reste vibrante, parce que c’est la leur. Pas une tendance dictée par Milan ou Paris, non — une rébellion douce, une manière de dire : « Regardez-nous, on existe, et on fait de la beauté avec ce que vous jetez. » L’autre jour, en flânant sur Instagram, je suis tombé sur un compte anonyme qui postait des photos de vêtements customisés dans les rues de la ville sous le hashtag #eskişehircocukları. Une veste militaire entièrement recouverte de broderies dorées en forme de nazar boncuğu ? Génial. Un jean déchiré avec des fils métalliques qui brillent comme des éclairs ? Toujours plus génial. Bref, si vous voulez voir la mode urbaine turque avant qu’elle n’éclate au grand jour, c’est ici qu’il faut être.
💡 Pro Tip: Pour dénicher les ateliers clandestins, repérez les entrées discrètes aux numéros impairs de Odunpazarı. Sonnez à une porte qui semble abandonnée — si on vous répond en disant « Gel buraya » sans même regarder, vous y êtes.
D’ailleurs, si vous cherchez des adresses précises pour suivre l’actualité de la scène, je vous conseille de suivre son dakika Eskişehir haberleri güncel sur Twitter — les créateurs locaux utilisent souvent ce compte pour annoncer leurs événements de dernière minute. Et oui, je sais, c’est un peu le bazar, mais c’est ça, le charme d’Eskişehir : personne ne vous attend, et tout est possible.
Le cuir vieilli et les tissus recyclés : ces matières stars qui dominent les garde-robes connectées
L’automne dernier, en flânant dans les ruelles de Odunpazarı avec ma pote Zeynep — une styliste qui a bossé pour des marques turques avant de lancer son propre label de pièces upcyclées — on est tombées sur une boutique de friperie underground près de la mosquée Kurşunlu. Elle m’a pointé du doigt un blouson en cuir brun, usé aux coudes comme s’il avait traversé trois guerres balkaniques, et elle a lâché : « Celui-là, c’est la quintessence de ce qu’on va voir cette saison. » Elle avait raison. Le cuir vieilli n’est plus un accessoire vintage, c’est une philosophie. Et en 2024, il s’affiche en première ligne des garde-robes connectées, celles qui mélangent esthétique et éthique sans complexe.
Moi, je suis plutôt team « veste en cuir neuf qui ressemble à un vieux sac de cuir balancé dans une machine à laver » — oui, j’assume mon manque total de patience pour l’authenticité à tout prix. Mais cette année, même les ados de la son dakika Eskişehir haberleri güncel en parlent. Entre les collabs entre marques locales et les ateliers participatifs dans les quartiers comme Tepebaşı, Eskişehir est en train de devenir LE spot où le cuir se réinvente. Et devinez quoi ? Les tissus recyclés suivent la même danse.
Les matières stars de l’automne ? Un cuir qui a l’air d’avoir survécu à un ouragan méditerranéen, des tissus recyclés qui brillent comme des paillettes dans un club à Beyoglu, et des finitions qui crient « j’ai été repêché dans une décharge » mais en version high fashion. C’est exactement ce que j’ai vu au salon Moda Reboot à Istanbul en septembre dernier, où une ex-designer de LC Waikiki présentait une collection avec des chutes de tissu transformées en manteaux. Elle m’a dit : « On ne recycle plus par obligation, mais par esthétique. Regarde ces fils dorés qui brillent sur un tissu noir — c’est beau, et ça parle. » — Gülay Serin, créatrice chez Thread & Soul.
Pourquoi ces matières dominent-elles les garde-robes connectées ?
- ✅ L’authenticité instantanée : Un détail n’est pas parfait ? Parfait. Ça donne du caractère, et les réseaux sociaux adorent ça. Regardez les posts avec le hashtag #WornReal — les internautes kiffent les pièces qui racontent une histoire.
- ⚡ La durabilité qui ne fait pas envie : Je ne sais pas vous, mais moi, les vêtements bio en lin qui coûtent trois mois de mon SMIC, très peu pour moi. Mais du cuir qui a vieilli comme un bon vin ? Ça, c’est autre chose. Et les tissus recyclés, quand ils sont bien faits, peuvent être aussi beaux qu’un tissu neuf.
- 💡 L’effet « je m’en fous des tendances » : En 2024, être à la mode, c’est ne plus vouloir suivre la mode. Le cuir vieilli et les tissus recyclés, c’est la révolte douce des dressing. Zeynep appelle ça « la résistance chic ».
- 🔑 L’accessibilité : Ok, je l’admets, un vrai blouson en cuir de chez Prada à 3 000 balles, c’est pas pour moi. Mais à Eskişehir, tu trouves des pièces en cuir local à 300-400 livres — et ça vieillit magnifiquement.
- 📌 La connexion à la communauté : Les ateliers d’upcycling d’Eskişehir, comme celui de Atölye 21, organisent des sessions où tu peux customiser ta propre veste. Résultat ? Des pièces uniques, et tu sais exactement d’où elles viennent.
| Matière | Avantages | Inconvénients | Où l’acheter à Eskişehir |
|---|---|---|---|
| Cuir vieilli | Durable, devient plus beau avec le temps, intemporel | Peut être cher si c’est du vrai cuir, entretien parfois fastidieux | Boutiques de cuir à Odunpazarı, Atölye 21 |
| Tissus recyclés | Écologique, souvent moins cher, unique | Peut être moins résistant, finitions parfois inégales | Marché de Sadıçlar, friperies, Thread & Soul |
| Mélanges cuir/tissu recyclé | Le meilleur des deux mondes — style et durabilité | Prix variable, qualité inégale selon les marques | Salon Moda Reboot, boutiques éphémères |
Ok, mais comment ne pas se tromper quand on veut adopter ces matières sans finir en Memes de TikTok sur « la pire tenue de l’année » ? D’abord, testez avant d’acheter. Je me souviens d’un jeudi soir où j’ai craqué pour un pantalon en cuir recyclé dans une boutique près de la gare — 250 livres, parfait sur le mannequin. Sauf que quand je l’ai enfilé, il ressemblait à un accroc de canapé des années 90. Lesson learned : les matières souples et fluides sont généralement plus clémentes pour les morphologies généreuses (oui, moi).
Ensuite, associez ces pièces à des basiques. Un blouson en cuir vieilli, c’est l’arme ultime pour sublimer un jean brut et un pull oversize — ça, c’est la recette infaillible testée en terrasse du Çamlıca Kahvesi avec Zeynep, un dimanche pluvieux d’octobre. Et si vous voulez un peu de folie, ajoutez des accessoires upcyclés : un sac en bandana noué par un artisan local, des boucles d’oreilles en capsules de bière recyclées… L’imparfait devient génial.
💡 Pro Tip: « Pour vieillir artificiellement un cuir neuf, frottez-le avec une brosse métallique douce ou exposez-le à la lumière naturelle 2-3 heures par jour pendant une semaine. Ça donne l’effet ‘porté par trois générations de motards’ sans attendre 10 ans. » — Mehmet Ali, tanneur à Eskişehir, atelier Deri Döngüsü.
Et puis, parlons budget, parce que c’est le nerf de la guerre. Un vrai cuir vieilli à Eskişehir, c’est entre 400 et 900 livres selon l’atelier. Les tissus recyclés, eux, oscillent entre 150 et 300 livres — et ça, c’est gérable. Sauf si vous visez la pièce unique d’un créateur établi comme Gülay chez Thread & Soul, où là, il faut compter 1 200 livres et des poussières. Mais bon, si vous économisez en ne sortant pas, c’est largement faisable.
- Commencez petit : Une ceinture, un bracelet, ou des chaussettes en tissu recyclé pour tester le style sans investir.
- Ciblez les pièces intemporelles : Un manteau long, une veste droite, un sac fourreau — des basiques qui vieilliront bien.
- Faites confiance aux artisans locaux : À Eskişehir, beaucoup de créateurs font du sur-mesure ou de l’upcycling sur demande. Un coup de fil ou un message Instagram, et hop, vous avez votre pièce unique.
- Jouez avec les couleurs : Le cuir vieilli, c’est souvent marron/noir, mais les tissus recyclés explosent en couleurs. En 2024, les verts mousse et les rouges brique dominent.
- Entretenez comme un pro : Pour le cuir, un chiffon humide + crème nourrissante suffisait. Pour les tissus recyclés, lavez à 30°C max, et évitez la machine si possible.
Finalement, le cuir vieilli et les tissus recyclés, c’est un peu comme les amours de jeunesse : au début, t’es pas sûr de toi, tu doutes, et puis un jour — paf — ça devient évident. Et cette année, c’est l’évidence. Alors oui, mon blouson en cuir neuf qui ressemble à une relique, je l’adore. Mais je vous avoue que j’ai craqué pour un blouson en cuir usé déniché à la brocante de Sivrihisar il y a deux semaines — 380 livres, des coutures à refaire, et une histoire qui démange. Et franchement, c’est ça, la vraie victoire.
Eskişehir en mouvement : comment la danse, le graffiti et la mode s’entremêlent dans l’espace public
L’automne à Eskişehir, c’est comme une piste de danse géante où chacun improvise sa chorégraphie — et les vêtements, comme les bombes de graffiti, deviennent des outils d’expression. Moi, je me souviens encore de cette soirée de septembre 2023, au Café du Hasip : la scène était en ébullition, les basses résonnaient jusqu’au cœur de la ville, et les silhouettes se fondaient dans la pénombre, éclairées par les néons des enseignes. C’était là que j’ai vu ce jeune designer, Mehmet — oui, celui qui porte toujours des baskets customisées avec des morceaux de vieux jeans — transformer une simple veste en jean en une pièce de streetwear à part entière. Il avait collé des patches en cuir découpé, ajouté des broderies à la main avec du fil métallisé… et *pof*, une tendance était née sous nos yeux. C’est ça, Eskişehir : un laboratoire où la mode se réinvente en temps réel, et où chaque rue est une galerie.
Quand la danse rencontre le style : l’art de bouger (et de s’habiller)
Je me demande parfois si les Turcs ne sont pas programmés pour le mouvement. Entre les festivals de danse contemporaine (comme le Festival International de Danse d’Eskişehir en octobre) et les sessions de hip-hop improvisé dans les parcs, la ville pulse au rythme des corps en mouvement. Zeynep, une chorégraphe que j’ai interviewée l’an dernier, m’a dit un jour : « La danse, c’est comme la mode : ça libère ce qu’on ne peut pas dire avec des mots. » Et elle avait raison. Les vêtements que portent les danseurs — leggings fluides, joggers oversize, tops moulants aux imprimés psychédéliques — finissent par infiltrer les garde-robes du quotidien. Regardez les ados du quartier Odunpazarı : ils mixent les styles avec une aisance folle, portant des baskets montantes sous des robes vintage ou des hoodies déchirés avec des jupes en tulle. C’est déréglementé, mais c’est *beau*.
« Les jeunes à Eskişehir ne suivent pas les tendances, ils les créent en marchant. » — Zeynep Özakın, chorégraphe et styliste, 2023
Le vrai génie ? Ils savent que le confort est une priorité. Alors oui, les talons aiguilles existent (merci les bars branchés comme Kargı Kahve), mais pour 70% des gens, une paire de Nike Air Max 90 customisées (comme celles que vend Emre dans son atelier de Tepebaşı pour 450 TL pièce) fera très bien l’affaire. Et si vous voulez rejoindre le mouvement, voici ce que j’ai retenu de mes observations :
- ✅ **Privilégiez les matières stretch** — que ce soit pour danser, marcher dans les ruelles pavées ou simplement survivre à une soirée qui s’éternise. Les leggings en spandex ou les pantalons en jersey sont vos meilleurs alliés.
- ⚡ **Jouez avec les superpositions** — une veste technique sur un crop top, une chemise en jean portées comme une robe… Les contrastes de textures et de longueurs, c’est la signature d’Eskişehir cet automne.
- 💡 **Accessoirisez malin** — des chaussettes à motifs sous des baskets, un bandana dans les cheveux ou autour du poignet, des lunettes de soleil même la nuit. Les détails font la différence.
- 🔑 **Pensez maintien** — avec les escaliers en pierre d’Odunpazarı et les pavés glissants de la vieille ville, des chaussures avec une bonne semelle (type Vans ou Converse modifiées) sont indispensables.
Et si vous voulez vraiment faire comme eux, passez à leur niveau : achetez un vêtement basique (un t-shirt blanc, un jean brut) et customisez-le. La preuve ? Mehmet a vu ses ventes exploser après avoir proposé des ateliers DIY dans son magasin Jeans & Dreams. Les gens veulent du **unique**, pas du neuf.
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Graffiti et style : quand l’art urbain habille la ville
Si Eskişehir doit un tiers de son âme au graffiti, c’est bien grâce à ces murs qui racontent des histoires sans mots. Je me souviens de ce mur près de la gare, tagué par Kemal et son crew en 2022 — un mélange de calligraphie arabe moderne et de motifs géométriques qui m’a fait penser à un tableau de Kandinsky, mais en plus rebelle. Aujourd’hui, ce mur est devenu une icône locale, et les passants s’y prennent en photo avec leurs tenues les plus audacieuses. Le graffiti, c’est l’épine dorsale de la mode urbaine ici : il inspire les couleurs, les motifs, et même les coupes.
Prenez les imprimés graphiques — ceux qu’on voit sur les vestes bomber ou les robes trapèzes. Ils viennent souvent des fresques que les graffeurs laissent derrière eux. Ou ces couleurs néon que tous les créateurs locaux utilisent cet automne ? Elles sont directement inspirées des bombes de peinture que les artistes balancent sur les murs la nuit. Ayça, une étudiante en art que j’ai rencontrée près de Kent Park, m’a même montré son carnet de croquis où elle mélange ses dessins de mode avec des esquisses de graffitis. « Je ne sais pas dessiner un vêtement sans y mettre un peu de cette énergie », m’a-t-elle avoué en riant.
« Le graffiti, c’est du streetwear avant l’heure. C’est sale, c’est libre, et c’est beau — comme une paire de baskets pleines de boue après une pluie d’automne. » — Kemal Aksoy, graffeur et styliste, 2023
Alors, comment intégrer cette vibe dans votre dressing ? Voici ma checklist perso :
- Jouez avec les contrastes : associez des pièces fluides (comme une jupe longue en satin noir) avec un haut moulant à motifs géométriques. Le résultat ? Choc et sophistication.
- Osez les détails « cassés » : des déchirures stratégiques sur un jean, des coutures apparentes sur une veste… Comme si vos vêtements avaient vécu mille vies. Les marques locales comme Broken Threads excellent dans ce domaine.
- Couleurs percutantes : même si vous ne portez qu’une touche de fluo (un sac, une ceinture), ça fera son effet. Regardez les créations de Defne, une styliste qui utilise des teintures naturelles pour des pièces uniques.
- Textures brutes : le cuir verni à côté du denim brut, le métal (boucles, bijoux) avec des matières douces… C’est le jeu des opposés qui marche à tous les coups à Eskişehir.
Et si vous voulez pousser le concept encore plus loin, sortez vos bombes de peinture (métaphoriquement, hein — je ne vous incite pas à vandaliser). Personnalisez vos vêtements avec des pochoirs, des patchs faits main, ou même de la peinture textile. La marque Eskişehir Underground organise même des ateliers tous les samedis matin pour apprendre à transformer un t-shirt basique en œuvre d’art. Parce qu’à Eskişehir, la mode, c’est de l’art à porter.
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Pour finir, un petit conseil qui coûte trois sous mais vaut de l’or : observez. Passez du temps dans les quartiers comme Odunpazarı ou Tepebaşı aux heures où la ville s’anime (le soir, surtout le week-end). C’est là que vous verrez les vraies tendances prendre vie. Et si vous croisez quelqu’un avec une paire de baskets rouges qui brillent comme du métal sous les réverbères, dites-vous que vous êtes au bon endroit. C’est notre Eskişehir à nous — bruyant, coloré, et toujours en mouvement.
D’ailleurs, si vous voulez savoir comment l’économie locale influence aussi ces dynamiques (parce que oui, même la mode dépend parfois de son marché), je vous conseille de jeter un œil à cette analyse sur les tendances économiques qui bousculent la région. Après tout, une ville qui danse a toujours besoin d’un peu de stabilité financière pour continuer à vibrer.
💡 Pro Tip : Si vous voulez un look 100% Eskişehir, mixez une pièce vintage (achetée en friperie comme Second Life à 47 TL) avec un accessoire ultra-moderne (un serre-tête LED à 120 TL). L’équation ? Authenticité + futurisme = le* style local par excellence.
Et n’oubliez pas : à Eskişehir, même le plus simple des vêtements peut devenir une œuvre d’art — il suffit de savoir regarder la ville comme un tableau vivant.
Eskişehir, cette drôle de ville qui te fait porter l’automne comme un sweat à capuche — et pas qu’en rêve
Je me souviens encore de ce dimanche après-midi dans un café de la rue Cumhuriyet, en 2021 — le Kargı Kahve, celui avec l’odeur de pain grillé et de caramel qui collait aux vêtements. J’y avais croisé Mehmet, le type qui fabrique des blousons en cuir vieilli dans son petit atelier près de l’Odunpazarı. Il m’avait dit, en essuyant ses mains pleines de cire, *« regarde, ces taches-là, c’est l’histoire des motards qui passaient ici dans les années 70. Maintenant, c’est juste l’automne que t’emportes avec toi. »* — là, j’ai compris que la mode à Eskişehir, c’est pas juste des tendances, c’est de la mémoire worn au quotidien.
Alors oui, les palettes automnales ? Un mélange de terre cuite et de rouille parce que le sol de cette ville est littéralement rouge (merci, l’argile). Les ateliers clandestins ? Ils brassent du lien avant de produire des pièces. Le cuir vieilli et les tissus recyclés ? Des histoires de résistance, pas juste de style. Et cette scène où la danse, le graffiti et la mode s’entremêlent ? Elle me donne l’impression que les murs et les trottoirs d’Eskişehir sont un live Instagram géant — son dakika Eskişehir haberleri güncel mais en version vintage.
Et si, finalement, la vraie tendance n’était pas dans les looks eux-mêmes, mais dans cette façon de transformer le passé en futur portable ? Alors la prochaine fois que vous verrez quelqu’un arborer un sweat inspiré des mosaïques seldjoukides, vous saurez : c’est pas juste de la mode. C’est du temps qui prend la forme d’un col roulé.
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