Vers un raz-de-marée dans les rues mardi, pour la sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites ? C’est en tout cas ce qu’espère et attend Laurent Berger. «Je pense qu’on peut faire plus fort que le 31 janvier dernier, qui était déjà la plus grosse mobilisation depuis début des années 90», a assuré le secrétaire général de la CFDT ce lundi matin sur France Inter. Pour rappel, la journée d’action du 31 janvier – la deuxième après celle du 19 janvier – avait réuni 1,27 million de manifestants selon la police, tandis que l’intersyndicale avait décompté plus de 2,5 millions de personnes dans les rues.

«J’appelle les salariés de ce pays, les citoyens de ce pays, les retraités de ce pays, qui sont contre la réforme des retraites, à venir manifester massivement», a appelé Laurent Berger sur France Inter. «Je pense que demain nous devons avoir une journée de mobilisation extrêmement puissante. Ça veut dire beaucoup beaucoup de gens dans les rues», a repris le numéro un de la CFDT. Celui-ci a assuré qu’il y avait «encore plus de lieux de rassemblements que les autres fois, (…) plus de 250-260». Dans le ferroviaire notamment, il y a «un suivi massif des cheminots, qui sont très déterminés», a pointé sur RFI Thomas Cavel, le secrétaire général de la CFDT Cheminots, ce lundi matin.

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Invitée sur France 2, Marie Buisson, secrétaire générale de la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture de la CGT (Ferc-CGT), a elle répété sur France 2 le souhait des syndicats de mettre «la France à l’arrêt» mardi. C’est-à-dire à «cesser le travail dans tous les secteurs pour arrêter les productions et les services en France», a précisé celle qui pourrait prochainement prendre la suite de Philippe Martinez à la tête de la centrale cégétiste.

Sur la suite du mouvement, Marie Buisson a réaffirmé la volonté de la CGT d’amorcer une grève reconductible. «On appelle à la reconduction et à se réunir avec les salariés. On n’a pas le bouton “se mettre en grève”, c’est une décision individuelle et collective sur les lieux de travail. Nous, on appelle à la faire.» Sur la grève reconductible, Laurent Berger a souligné que «des secteurs (pouvaient) se le permettre mais ce n’est pas le cas de tous». «La CFDT proposera d’autres types de mobilisation, d’autres mobilisations, si on n’est pas entendu», s’est-il contenté d’affirmer, précisant que l’intersyndicale allait se réunir mardi, au soir de la journée d’actions, «pour discuter des suites».