Tout roule pour les cyclistes français ! L’exécutif a détaillé ce vendredi un nouveau «plan vélo» doté de deux milliards d’euros, visant à renforcer la pratique de cette mobilité douce. L’État prévoit de muscler ses dispositifs d’aides à destination des petites et moyennes villes et prolonge son bonus vélo jusqu’en 2027. Les consommateurs souhaitant s’acheter une bicyclette peuvent ainsi bénéficier d’aides conséquentes, pouvant même atteindre plusieurs milliers d’euros, a rappelé Clément Beaune.
Interrogé au micro d’Europe 1 ce vendredi matin, le ministre délégué chargé des Transports a assuré que les particuliers pouvaient toucher «jusqu’à 3000 euros» pour l’achat d’un vélo électrique. Une somme conséquente qui n’a pas manqué de faire tiquer son interlocuteur. Et le membre du gouvernement de confirmer que ce montant pouvait être atteint «seulement avec les aides de l’État», et donc sans compter les coups de pouce locaux, «pour certains modèles et pour les ménages les plus modestes». Mais est-ce vraiment le cas ?
Contacté pour avoir le détail du calcul, le gouvernement n’est pas encore revenu vers nous. Mais le bonus vélo constitue la principale aide versée par l’État pour l’achat d’un matériel neuf et, bientôt, pour un matériel d’occasion vendu par des professionnels. Son versement et son montant sont soumis à condition. Le type de vélo peut influer sur la somme obtenue, de même que son coût : selon le principe des vases communicants, plus le matériel coûte cher à l’achat, plus le montant du bonus vélo est élevé. La conditionnalité de l’aide porte également sur le niveau de revenu des bénéficiaires. Par exemple, le bonus s’établit à 150 euros pour un vélo sans pédalage assisté est acquis par une personne physique ayant un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 6358 euros. Il peut toutefois monter à 400 euros pour un vélo avec pédalage assisté, pour une personne avec le même revenu fiscal de référence. Il peut même grimper à 2000 euros dans certains cas particuliers, comme «pour les cycles aménagés pour permettre le transport de personnes ou de marchandises à l’arrière ou l’avant du conducteur ou pour répondre aux besoins de personnes en situation de handicap».
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Pour parvenir aux 3000 euros d’aides d’État vantés par Clément Beaune, il faudra ajouter au bonus vélo la prime à la conversion, qui s’applique aux bicyclettes à assistance électrique comme aux véhicules motorisés. Là aussi, les conditions sont nombreuses. Pour toucher cette aide, il faut envoyer à la casse un véhicule essence construit avant 2006 ou un véhicule diesel construit avant 2011 et posséder ce véhicule depuis plus d’un an. La prime s’établira alors à 40% du coût du vélo électrique neuf, dans la limite de 1500 euros, à condition que votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 22.983 euros. Le plafond de 1500 euros peut toutefois être porté à 3000 euros pour les Français disposant d’un revenu fiscal de référence inférieur à 6359 euros ou ceux en situation de handicap. En outre, un coup de pouce de 1000 euros s’ajoute à la prime pour les riverains d’une zone à faible émission qui ont perçu une aide locale à ce titre.
Ces aides complémentaires au bonus vélo nécessitent toutefois de se séparer de sa voiture ou de sa camionnette, ce qui n’est pas toujours possible. Elles sont pourtant indispensables pour atteindre le montant de 3000 euros avancé par le ministre des Transports au sujet des aides d’État à l’achat d’un vélo. Ces financements consentis par l’État peuvent s’accompagner d’aides locales. Les régions Île-de-France, Grand Est, Pays de la Loire, Occitanie et la Corse proposent des aides à l’achat pour les cyclistes, ainsi qu’un certain nombre de municipalités partout en France. De quoi amortir très vite l’investissement.