HAUTS

Les Lorientais auront lutté jusqu’à la fin pour réussir à s’imposer dans le derby. Les Merlus auront défendu très bas en deuxième mi-temps, repoussant presque toutes les attaques. Même l’attaquant Ibrahima Koné ne s’est pas ménagé pour revenir aider son équipe. Le portier italien Vito Mannone aura lui aussi fait du bien avec plusieurs arrêts décisifs, dont un face à Amine Gouiri dans les derniers instants de la partie (90e). Solidaires jusqu’au bout.

Les Lorientais auraient-ils tenu un peu plus longtemps ? La question peut se poser. Dès la reprise du second acte, Bruno Genesio n’a pas hésité à faire rentrer du sang frais. Santamaria, Tait et Sulemana rentrent et tentent de réveiller Rennes. La tendance s’inverse et les coéquipiers de Steve Mandanda enchaînent les occasions devant le but. La rentrée, un peu plus tardive, de Jérémy Doku a permis à Rennes d’être bien plus tranchant et dangereux. Pas suffisant ce soir mais prometteur pour la suite.

FLOPS

La stratégie défensive avait fonctionné face au PSG deux semaines auparavant. Mais ce vendredi soir face à Lorient, la défense rennaise a été mise en difficulté, les rares fois où les Lorientais ont pu s’introduire dans les 20 derniers mètres. Si les Rennais n’ont encaissé «que» deux buts, ils auraient pu en prendre un troisième sur une mésentente défensive ainsi qu’un face-à-face raté par Ibrahima Koné dans le dos de la défense. «Le système peut être une explication, ce n’est pas une excuse. Avec ce système, il y a 15 jours, on a battu Paris. Dans le foot, il y a des fondamentaux à respecter. Quand vous ne récupérez aucun ballon, que vous perdez tous les duels, quel que soit le système ça ne peut pas marcher» a expliqué Bruno Genesio en conférence de presse. Maintiendra-t-il ce dispositif ?

Les Merlus menaient 2-0. Sans pour autant maîtriser parfaitement la conservation du ballon, les hommes de Régis Le Bris se montraient solides en défense et cliniques face au but. Mais ils se sont trop exposés en seconde période et ont subi les assauts répétés des véloces Doku et Sulemana. Plusieurs fois, les Lorientais se sont fait peur et ont profité du manque de réalisme des attaquants rennais (19 frappes dont 6 cadrées). Lorient devra rectifier le tir pour s’assurer, plus tôt, un succès.