Plus de 300.000 jeunes éloignés de l’emploi ont signé un contrat d’engagement jeune (CEJ) depuis son lancement il y a un an, avec un taux d’accès à l’emploi durable de 43% pour les premiers bénéficiaires, a annoncé vendredi Élisabeth Borne. Parmi la première cohorte de jeunes entrés en mars 2022, 63% ont accédé à un emploi d’un mois ou plus dans les 9 mois qui ont suivi l’entrée et 43% à un contrat de plus de 6 mois.

«Les résultats sont là», s’est félicitée la Première ministre à l’issue d’une séance des «rencontres jeunesse de Matignon», dans le cadre du Conseil national de la refondation (CNR) voulu par Emmanuel Macron. «L’objectif est de permettre à ceux qui sont plus éloignés de rebondir, de prendre confiance et de pouvoir accéder à un emploi» a-t-elle rappelé. D’une durée de six mois à un an, le CEJ a pris le relais de la Garantie jeunes à l’égard des 16-25 ans (29 ans pour les handicapés) ni en études, ni en emploi, ni en formation, mais aussi de ceux ayant du mal à rester en emploi durable.

Le CEJ a pour défi de réaliser un accompagnement intensif de 15 à 20 heures d’activité par semaine : formations, immersions en entreprise, ateliers de recherche d’emploi… Pour éviter les ruptures de parcours, le CEJ se poursuit si le jeune entre en École de la deuxième chance, en service civique, etc. Alors que la Garantie jeunes était uniquement opérée par les missions locales, le CEJ peut être aussi proposé pour les majeurs par Pôle emploi, qui y a dédié 1660 conseillers pouvant accompagner chacun 30 jeunes maximum.

Parmi les 301.725 jeunes ayant signé un CEJ au 31 janvier, 113.010 sont accompagnés par Pôle emploi et 188.715 par les missions locales. Les non-diplômés (44%) ou de niveau infra-bac (14%) sont majoritaires et 58% ont entre 18 et 21 ans. Les majeurs peuvent bénéficier d’une allocation de 300 à 500 euros en fonction de leur situation fiscale. Les mineurs touchent 200 euros. Dans une logique «de droits et devoirs», le jeune doit s’engager à participer à l’ensemble des actions.

Pendant cette rencontre, Élisabeth Borne a entendu des collégiens, lycéens et membres d’associations qui se sont notamment exprimés sur la nécessité de renforcer les stages en entreprise en 3ème. «Ce qui m’a frappé, c’est que les jeunes sont conscients de l’importance d’accéder à un travail qui est la voie pour casser les déterminismes, accéder à l’autonomie (…) Je n’ai pas entendu un rejet du travail», a-t-elle commenté.