L’objectif tient en cinq mots : «La France à l’arrêt». Avec des manifestations «historiques», des grèves reconductibles, mais aussi des ronds-points occupés ou des spectacles annulés, les syndicats espèrent encore faire reculer l’exécutif.
Les syndicats, qui jouent leur va-tout face au gouvernement à quelques jours d’une probable adoption de la réforme des retraites au Sénat, ont salué mardi une «mobilisation historique», appelant le gouvernement à ne pas y «rester sourd», même si les taux de grévistes restaient en deçà des records. Dans les villes, les mobilisations ont été soutenues même si dans les grandes villes, les manifestants n’ont pas tout le temps répondu présent. À 17 heures 30, la barre symbolique du million de manifestants était atteinte. Au final, ce sont 1,28 million ( 3,5 millions pour la CGT) de personnes qui ont défilé dans l’Hexagone soit un chiffre supérieur à celui du 31 janvier (1,271 million).
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Les responsables des principaux syndicats avaient indiqué attendre «plus de deux millions» de manifestants pour cette sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, qui marque selon eux le début d’une «nouvelle phase» du mouvement social. «Il ne faut pas se résigner, c’est possible de faire reculer le gouvernement sur les 64 ans», avait lancé le patron de la CFDT Laurent Berger, qui espérait battre le record du 31 janvier (2,5 millions participants d’après les organisateurs, 1,27 million selon les autorités). À 13 heures, le leader du syndicat CFDT saluait d’ores et déjà une «mobilisation historique» contre la réforme des retraites. «Ça va être la plus forte journée de mobilisation depuis le début du conflit» a abondé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, depuis le même cortège. Mardi soir, les organisations syndicales ont d’ailleurs appelé à deux nouvelles journées de mobilisation : la première, le samedi 11 mars ; la deuxième, le jour de la commission mixte paritaire entre députés et sénateurs prévue la semaine d’après.
La carte est mise à jour au fil de la journée. Dernière actualisation à 19h30
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À 17 heures, quelque 700.000 personnes manifestaient mardi à Paris selon la CGT. C’est davantage que lors des précédentes journées d’action, où les estimations du syndicat n’avaient jamais dépassé 500.000. Un chiffre bien au delà de celui annoncé par la préfecture (81.000).
À Reims, les manifestants ont répondu présent avec 7500 personnes dans la rue, soit bien plus que le 31 janvier (6000). Record battu à Nantes (30.000), à Caen (24.000), à Angers (17.000), à Rodez (14.500) à Niort avec 8000 manifestants dans les Deux-Sèvres, à Bayonne (13.000) et à Pau (15.500) dans les Pyrénées-Atlantiques, à Chalon-sur-Saône (9000), à Chambéry (8500), à Besançon (11.000), à Blois (11.000), à Narbonne (6500), mais également à Romorantin-Lanthenay et à Vendôme dans le Loir-et-Cher, à Guéret dans la Creuse, à Nyons dans la Drôme, à Quimperlé dans le Finistère, à Dreux en Eure-et-Loir, à Auch dans le Gers, à Arles dans les Bouches-du-Rhône, à Dieppe en Seine-Maritime, à Draguignan dans le Var, à Coutances dans la Manche, à Pithiviers dans le Loiret.
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