Avez-vous des nouvelles d’Antoine Dupont ?Fabien Galthié : À l’heure actuelle il est hôpital où il passe des examens. Il y a une suspicion de fissure ou de fracture sur le maxillaire. Je n’en sais pas plus pour l’instant, désolé.
Regrettez-vous de ne pas l’avoir sorti à la mi-temps ?Je savais qu’on me poserait cette question ! Que voulez-vous que je vous dise ? Je ne peux pas sortir les huit joueurs à la mi-temps. On avait prévu d’en remplacer trois à la mi-temps et cinq vers la 55e minute. Si on n’avait pas gardé Antoine, on peut bien sûr se dire que… Mais ces joueurs, cette équipe avaient envie et besoin de jouer.
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Ce succès record, avec 14 essais inscrits, est-il terni par cette blessure ?Bien sûr que, quand un joueur se blesse, on n’est jamais heureux. On est toujours très concerné. Ce n’est pas la même chose que s’il y avait eu zéro blessé… Mais on a quand même gagné.
Vous êtes-vous régalé devant le festival offensif de vos joueurs ?Ah là là, mais je me régale toujours. À chaque match de l’équipe de France, il y a du sublime, du merveilleux. Parfois je souffre, parfois c’est dur mais, globalement, nous nous régalons toujours. On a conscience où on est, ce qu’on vit. Ici, le public est fantastique, unique. Il y a quelque chose d’irrationnel dans ce stade. La consigne, pour ce match, c’était de jouer ensemble, en équipe, d’essayer de jouer juste.
Qu’avez-vous pensé de la prestation de Damian Penaud ?J’ai beaucoup de recul sur le jugement individuel des joueurs. Je ne m’y hasarde pas. Damian fait partie des meilleurs joueurs français, il mérite chacune de ses sélections. Son potentiel est avéré. Mais ce n’est jamais aisé, quel que soit l’adversaire. Ce soir, les joueurs ont marqué tous ces points parce qu’ils ont essayé de rester concentrés, de s’appliquer, de jouer en équipe. Damian, comme Louis, est entré dans cette dynamique collective.
Louis Bielle-BIarrey, justement, a-t-il de nouveau marqué des points dans votre esprit ?Si je regarde un peu les stats, il a eu de l’espace, des ballons, il a été bien servi, même trop servi. Il relâche un ballon d’essai. Il était bien placé et il a pris beaucoup de plaisir. L’équipe voulait aller sur les ailes et là, il va très très vite. Il a apporté une bonne réponse à sa sélection…
Votre prochain match est le 6 octobre, contre l’Italie. Comment allez-vous occuper ces quinze jours ?Comme on fait habituellement. On va faire le bilan de chacun, physique et psychologique, et on va reconstruire rapidement une nouvelle composition d’équipe. Nos cycles d’entraînement sont déjà programmés. Les joueurs ont trois jours off, jusqu’à lundi. Puis reprise de l’entraînement car on n’est pas arrivé à la fin de notre développement dans plusieurs secteurs. La semaine de l’Italie, on va se focaliser davantage sur l’adversaire.
Propos recueillis en conférence de presse