L’exécutif prend de nouvelles mesures pour accompagner la transition écologique. Invité de France Inter ce mardi matin, le ministre délégué chargé des Transports a annoncé l’abandon de projets autoroutiers, sans fournir davantage de précisions. Contesté par des élus de gauche, l’A69 n’est toutefois pas concerné, a-t-il ajouté.

«Je prendrai des décisions fortes dans les prochaines semaines. Il y aura des projets (de construction d’autoroute) qui seront arrêtés», a affirmé Clément Beaune, évoquant «plusieurs projets» dont «les discussions sont encore en cours». «Il faut qu’on soit cohérent à l’heure de la planification écologique», a-t-il également lancé, au sujet d’un certain nombre de projets en cours et à venir. «On ne peut pas faire comme avant», a-t-il poursuivi, annonçant que «les projets en cours» verraient «leurs impacts sur l’environnement» être réduits, tandis que «les projets qui ne sont pas encore lancés» seraient soit maintenus «parce que certains sont utiles», soit carrément «arrêtés».

À ce sujet, Clément Beaune a assuré qu’il fallait «finir les discussions avec les élus» de terrain, dans la mesure où certains projets «sont encore en discussion», tout en promettant être prêt à prendre «des décisions courageuses d’arrêt». Le ministre avait déjà annoncé fin avril qu’un «certain nombre de projets routiers» seraient «revus», promettant alors un verdict «d’ici le début de l’été». Contacté ce mardi pour préciser quels seraient les projets concernés, son cabinet n’a pas souhaité s’épancher davantage, et nous a assuré que «des décisions seront prises dans les prochaines semaines».

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Interrogé au sujet de la contestation par certains élus et militants écologistes de la construction de l’A69 entre Toulouse et Castres, le ministre délégué a défendu ce projet, qui a déjà «fait l’objet de très nombreuses décisions politiques et judiciaires». Décisions qu’il fallait désormais «respecter», alors que l’on est, selon lui, «dans un état de droit qu’on doit respecter».

«J’entends que certains sont opposés au projet et je le respecte, mais il y a quand même un problème de principe, au-delà de cette autoroute», explique-t-il. Lui souhaite en effet pouvoir «avancer librement» quand «on est face à des projets quels qu’ils soient que les élus ont confirmé, que l’État a confirmé et que tous les recours ont été purgés devant le juge». «Quand il y a des décisions qui sont prises, on les applique», a-t-il finalement conclu.